Le faux semis est une technique très utilisée en agriculture biologique pour lutter contre les mauvaises herbes dès leur germination. On peut l’adapter au jardin pour garder les surfaces propres sans effort surhumain.
Contrairement au désherbage classique qui intervient après la culture, le faux semis s’effectue avant. L’idée ? Anticiper les indésirables et les éliminer quand ils viennent juste de germer, souvent invisibles à l’oeil nu. Ça demande de la rigueur. Il faut décider à l’avance ce qu’on sème et respecter un calendrier précis. C’est particulièrement efficace pour les carottes, le panais, la mâche.
Huit jours avant le semis prévu, on travaille la terre comme si on la préparait tout de suite. On la laisse ameublie et bien plate. Si la pluie ne vient pas, on arrose.
Sept jours plus tard, les graines de mauvaises herbes ont eu les conditions qu’il leur fallait pour germer. Elles sont à peine visibles. C’est le moment de ratisser superficiellement le sol d’abord dans un sens, puis perpendiculairement en croix. Attention à ne pas ratisser trop profond, sinon on ramène à la surface les graines enterrées.
Maintenant on peut faire le vrai semis. On n’aura pas éliminé toutes les mauvaises herbes, c’est vrai, mais on gagne deux bonnes semaines de répit. Les semis qu’on vient de faire prendront racine sans concurrence.
Photos : rustica.fr
